mardi 29 avril 2008

Quelques changements qui s'en viennent.

Les semaines ont passées, je me sens assez forte pour l'écrire, maintenant.

Voilà, c'est que mon père déménage en Suisse au mois de juin. Pour toujours. Je l'ai su en février, mais ça a été long avant que je l'accepte, que j'en parle et que ça arrête de me faire aussi mal que quand je l'ai su. Oui, ça fait encore mal, je ne verrai plus mon père, sauf 2-3 fois par années, mais sur le coup, j'ai eu l'impression de recevoir un boulet de canon dans le coeur. Cette image décrit bien comment je me suis sentie quand je l'ai entendu me dire "Je m'en vais en Suisse". Boom, that's it.

Le truc, c'est que mon père ne va pas bien, comme j'en ai que très brièvement parlé. La situation ne s'est toujours pas améliorée depuis l'été passé. Et là, j'ai l'impression que ça pourra lui faire du bien de changer de pays (drastique, certes). Sa femme est Suisse, donc ils arriveront pas là bas comme de purs inconnus.

Je vais aussi perdre ma petite soeur. Ça, c'est tout aussi douloureux. Je la verrai pas grandir, je ne pourrai pas la prendre dans mes bras, lui dire que je l'aime, et tout ça. Juste en l'écrire, j'ai un motton à la gorge et l'envie de pleurer. C'est qu'elle a seulement 2 ans, et ça grandit tellement vite à cet âge-là.. Et il y a aussi mes grand-parents, dans l'histoire. Ils verront leur fils les quitter, et le verront presque plus. Ça les blesse, je le sais, je l'ai vu. Et ça me fait mal aussi à moi de voir mes grand-parents avoir de la peine.

Mon père a dit qu'à Noël, il viendrait à Québec. J'espère qu'il viendra avec Maëlle (ma petite soeur), pour qu'au moins je puisse la couvrir de bisous et la gâter de cadeaux. Aussi, mon père a dit que l'été, il nous payerait à mon frère et à moi un billet d'avion pour aller passer quelques semaines en Suisse. C'est au moins un des seuls bons côtés du fait qu'il s'en aille à l'autre bout du monde.. Je dirais même le seul bon côté. À moins que je sois aveugle et que j'en vois pas d'autres qui vous paraissent positifs..? Je crois pas.

Alors outre ces deux moments là dans l'année, je crois pas que je le verrai plus que ça. On a dit qu'on se parlerait par la webcam, mais question chaleur humaine, on repassera.

Ah, eh bin voilà un deuxième côté positif à son départ (mais je m'en serais bien passée s'il avait pu rester au Québec). Cependant, comme il faut voir les choses d'un bon côté même quand elles paraissent on-ne-peut-plus-merdiques, j'essaie. Voilà, c'est que comme il doit tout vendre et qu'ils repartent à neuf en Suisse (à part les vêtements et quelques trucs importants), j'ai pu me ramasser un kit complet de salon (fauteuil, divan, coussins, tables, lampes, meuble de télé) super propre, une table de cuisine, un kit de chaudrons et des trucs de cuisine. Je me ramasse tranquillement des trucs pour quand je serai assez grande (...) pour partir en appartement.

Et, aussi, mon père devait trouver quelqu'un pour reprendre son bail de location pour sa voiture. Alors, on a trouvé un arrangement qui me permet de prendre le transfert et de me retrouver avec une voiture neuve qui ne me coûtera pas les yeux de la tête et qui ne m'apportera aucun problème, jusqu'en 2011 où le bail se terminera. À ce moment là, j'aurai une bonne job (je l'espère!) et je pourrai donc me prendre une autre location ou m'acheter une voiture neuve.

Mais pour ça, je devais vendre ma Tercel. Je l'ai mise sur les PAC, en ne sachant trop pas si j'allais réussir à avoir le prix que je voulais (1400$) et finalement, ça a pris 3 jours et j'ai pu la vendre 1480$. LA bonne affaire. La fille est venue me porter l'argent ce soir, et elle est partie avec ma première voiture. J'ai été toute chamboulée quand je l'ai vu s'éloigner dans la rue et que ses petites fesses bourgognes (de la voiture, pas de la fille) ont tourné le coin de rue pour s'enfoncer dans une autre vie, avec une autre que moi..

Là, je dois attendre jusqu'à jeudi, soit 2 jours pour aller faire le transfert de bail et que je puisse repartir avec MA Cobalt 2007 grise toute équipée. Je suis sur un nuage, et je suis consciente que je n'arrête pas d'en parler et que je dois probablement, voire certainement énerver toute personne autour de moi, et je m'en excuse... un peu. Je vais aussi devoir apprendre à chauffer manuel, même si j'ai déjà une base pas si mal.

Alors voilà. Mon papa déménage, et ça me fait peur, surtout avec les nouvelles qu'on a eues récemment. Je crois que c'est l'incertitude qui me fout la chienne, l'incertitude de ne pas savoir comment il va, de ne pas pouvoir voir de mes propres yeux son rétablissement (s'il vous plaît, qu'il se rétablisse).

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samedi 26 avril 2008

Une tisane ou une bière?

On sait pas trop où sortir ce soir. Pour une fois, ça serait l'fun de faire changement et de pas sortir où on va d'habitude. Alors moi, je vais voir sur www.QuébecPlus.ca, histoire de peut-être, possiblement, se pourrait-il, trouver une place, une idée, quelque chose.

Dans la section Bars/Discothèques, je tombe su ça...

Académie de Gymnastique de Québec Inc

Déjà là, j'ai des petits (DES CRiSS DE GRoS) doutes. Comme si c'était pas assez, je tombe sur ça...


Ainés Dynamiques de Loretteville Inc

Alors là, je suis bouche bée. Veux-tu bin m'dire kessé qu'ça fout dans cette catégorie-là? Somebody's got lost, j'pense bin!

-"Alors, on sort où à soir?"
-"Humm, ça pourrait être amusant d'aller prendre un verre (une tisane!) au centre des Ainés Dynamiques de Loretteville Inc, tu trouves pas?"
-"Bonne idée, je prends mes peppermints et je viens te chercher en machine!"

Fuckk! Avec tout ça, je sais toujours pas où on va sortir.

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Au moins, il se protège.

"Eille men, t'as tu des capottes? C'toujours pratique d'avoir du latex, men!"

Phrase entendue chez moi, par l'ami de mon frère. Autant demander "S'cuse J-P, t'as tu 25 cents?"

Ça surprend tout de même.

Mais tant qu'à moi, ce gars-là devrait pas se protéger. Il devrait procréer au max, il est si canon!

Je divague. =)

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mardi 22 avril 2008

Parce que ça faisait belle lurette que je n'avais pas chiâlé.

Au menu, aujourd'hui: du chiââââlage. Du bon vieux chiâlage, t'sais. Et ce, en deux points:

  1. Les travaux d'équipe au Cégep
  2. Mon "bazou"
Premièrement, parlons-en des travaux d'équipe dans les cours. QUE D'LA MERDE!! Je tombe toujours avec des gens qui soit ne savent pas écrire 3 mots sans faire le double de fautes, soit qui ne savent pas ce que veulent dire les mots "mise en page qui a de l'allure", soit qui ne savent pas écrire de manière cohérente pour que le lecteur ait pas envie de se pendre sur le champ, ou encore (le pire de tout), un mélange de tout ça. Et c'est vrai, je l'avoue, pour ce qui est des travaux d'équipe, je fais pas confiance aux gens généralement, tout ça grâce aux merveilleuses expériences que j'ai eues par rapport à ça (sarcasme, ici). C'est donc souvent moi qui met en place le travail final à remettre au prof, et à chaque fois, j'ai envie de quitter cette planète et d'aller m'installer sur l'astéroïde B-612 avec le Petit Prince. Je sais que lui, il me comprendrait. Dans les bouts de travail que je reçois, c'est toujours mal écrit, la syntaxe ne semble tout simplement pas exister, les fautes sont aussi lourdes qu'un lutteur Sumo qui se laisse tomber sur votre tête, et tout ça, c'est sans parler des bouts de textes copiés-collés tout droit d'Internet que je retrouve dans MoN travail à cause de gens iNCoMPÉTENTS et LÂCHES qui ne semblent pas se douter que je fais le même travail qu'eux et que j'ai probablement été sur les mêmes sites de références qu'eux, et par conséquents, que j'ai possiblement lu le même osti de texte qu'eux. Vraiment, ça m'insulte, ça m'enrage. Alors, si je vous disais que j'adore les travaux d'équipe au Cégep, est-ce que vous me croiriez? Quelqu'un..? Non? Faites bien.

Sujet clôt.

Deuxièmement, parlons des gens qui parlent de MA voiture en disant "bazou". Ça fait toujours naître en moi un certain Bruce Banner (alias Hulk). Ça me fait vraiment chier quand les gens disent ça. MoN auto, je l'aime. Elle va bien. Certainement, elle a eu quelques problèmes, mais bon, elle est pas jeune, c'est une 91. Mais elle VA BiEN. Et au moins, j'en ai une. Donc s'il vous plaît, vous qui qualifiez mon auto de BAZoU, taisez-ZoU! VoUS, dis-je. Ya que moi qui puisse dire des trucs pas fins comme ça de MA voiture quand elle me fait chier (ce qui est plutôt rare), parce que justement, c'est la MiENNE. Et d'entendre d'autres gens dire des trucs comme ça, ça m'insulte, et c'est pas long que je pogne les nerfs. Car oui, je suis susceptible.

Sujet clôt.

Ah, ce que c'est bon de mettre les choses au clair, et comme ça me permet de chiâler par la bande, c'est deux fois plus satisfaisant! =)


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vendredi 11 avril 2008

Travailler dans un bar. Eurk.

Je crois que je serais jamais capable de travailler dans un bar. La noirceur, le bruit, des gars pactés, des filles chaudasses, de la musique qui devient tellement fade après quelques heures...

Sans parler de la superficialité de la chose. Je crois qu'il faut être capable de se mettre un masque sur la face pour travailler dans un bar. Et là, ne vous méprenez pas: je suis pas en train de dire que les gens qui travaillent dans les bars sont superficiels et hypocrites, je dis seulement que c'est ce qu'il faut être capable de faire, capable de paraître le temps d'un chiffre. Bon, j'imagine que je ne suis pas complètement claire, encore une fois. C'est un problème chez moi, de parler clairement, de m'expliquer sans devoir recommencer 20 fois, parce que je n'ai pas le sens de l'explication en moi. En tous cas, pas pour tout.

Ce que je veux dire, c'est qu'il faut être capable d'avoir l'air super enjoué, content de voir les gens, même si on a eu une journée de merde et qu'on voudrait claquer tous les clients. Je le sais, parce que c'est un peu la même chose que je fais en travaillant au casse-croûte, excepté que là, je fais rarement des efforts pour paraître autre chose que ce que je suis. Quand j'ai envie d'avoir l'air bête, j'ai l'air bête. Quand je suis de bonne humeur, amenez-en du monde, j'en veux! Je sais bien que c'est pas l'idéal quand on travaille au service à la clientèle, mais bon, c'est pas ce que je veux faire de ma vie, c'est pas quelque chose qui me fait triper, donc je me permets d'être authentique à la job.

Par contre, c'est pas la même chose pour mon stage et pour la job que j'aurai plus tard en éducation spécialisée. J'aime ça, j'adore ça. Et depuis le mois de janvier, depuis que j'ai commencé mon stage à 3 jours semaine, j'ai jamais eu l'air bête. Même si ya des journées où je serais volontiers restée couchée, même si ça allait vraiment pas, j'ai toujours été de bonne humeur. Parce que justement, j'aime ça cette job là (ce stage-là, pardon..). En fait, je suis authentique, parce que ce que j'y dégage, c'est vraiment comment je me sens rendu en stage. Et ma job (mon stage, grrr) d'éducatrice servirait à quoi si j'arrivais une journée avec un air de bœuf dans le front et que j'avais l'air d'en vouloir à la Terre entière d'exister cette journée-là? Parce que justement, la clientèle a besoin d'être entourée de gens compétents et qui ont un bon moral. On servirait à quoi, les éducateurs spécialisés, si on était aussi à terre que certains clients le sont, ou du moins si on paraissait être aussi désespérés de la vie? On serait compétents à 0%.

D'après-moi, c'est vraiment une question d'aimer sa job ou de ne pas l'aimer. La personne qui travaille dans un bar et qui aime ça, tant mieux si elle est capable d'être de bonne humeur tout le temps et de ne jamais laisser transparaitre que ça ne va pas.

Moi, ça m'intéresserait pas comme job. Et Dieu sait que c'est l'fun de se faire servir une bière par quelqu'un d'enjoué. Chapeau à ces personnes-là.

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jeudi 10 avril 2008

"Free for all" d'un tracé incertain.

Quand on a rien à faire, on écrit...

Le son angoissant d’un téléphone criard
Et les bribes austères des propos de bâtards
Lèchent les murs infects de ce lieu pervers
Là où les ombres jadis ne furent vision d’enfer
L’esprit des enfants n’est que rejet d’allégresse
En ces temps solitaires où les monstres se redressent
Émergeant tout droit des angles chétifs de leur cerveau
Glaçant la sueur qui se berce chétivement sur leur peau

Voilà, j'ai fait ma part.
À vous maintenant de poursuivre l'écriture dite "free for all" d'un tracé incertain.

PS: Je vais bien! =)

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mardi 8 avril 2008

C'est d'une loucheté... louche.

Entendu dans les escaliers au Cégep...

Fille numéro 1: « Fais attention, ya un pédophile dehors!»
Fille numéro 2: « Ah, c'est peut-être mon père! HAHAHAHA»

.............Hé merde, c'est si noir!

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lundi 7 avril 2008

L'apartheid.


"Ces équipements publics et leur utilisation
sont exclusivement réservés aux blancs."

Fuck.

"L’apartheid était une politique de développement séparé affectant des populations selon des critères raciaux ou ethniques dans des zones géographiques déterminées. Il fut conceptualisé et mis en place à partir de 1948 en Afrique du Sud par le Parti national, et aboli le 30 juin 1991. Avec l'apartheid, le rattachement territorial (puis la nationalité) et le statut social dépendaient du statut racial de l'individu."

Source: Wikipédia


Re-fuck.

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vendredi 4 avril 2008

"Plus tard, je veux être programmeuse-analyste. Ou vétérinaire, ce qui n'est pas du tout cliché."

Ça me revient, tout bonnement comme ça.

Quand j'étais plus jeune, genre 12-13 ans et qu'on me demandait ce que je voulais faire plus tard, je répondais souvent "programmeuse-analyste". Ça sonnait bien aux oreilles de tout le monde, des miennes aussi.

Mais en vrai, je savais pas ce que ça pouvait faire, un programmeur-analyste.

Je disais ça parce que j'entendais souvent mon père parler de son travail et des "programmeurs-analystes" qui travaillaient avec lui. Peut-être que j'ai déjà su ce que ça mangeait en hiver, mais faut croire que ça ne m'avait pas marquée parce que je m'en souviens pas. Et peut-être aussi que j'étais trop bien dans mon ignorance que je n'ai jamais cherché à savoir ce que c'était.

Bref, c'est drôle de vouloir paraître d'une telle façon quand on est plus jeune sans pour autant savoir ce que ça veut dire ou même ce que ça implique. On s'en occupera plus tard du reste, qu'on se dit.

Ce qu'on peut être cons parfois quand on est jeunes.

Mais bien sûr, avant de vouloir faire ce mystérieux métier de programmeuse analyste, j'ai voulu être vétérinaire. Comme toutes les petites filles. Dans ma tête, ça sonnait "j'aide les animaux, je guéris les animaux, je flatte les animaux, j'aime les animaux", et j'oubliais toute la partie du "j'opère des animaux, j'euthanasie des animaux, j'ouvre les tripes des animaux, j'otopsie des animaux."

Ah, les ignorances toutes belles de l'enfance et ses idées magiques.

Aujourd'hui, je peux dire après avoir fait une petite recherche, qu'un programmeur-analyste, ça "met au point ou améliore les systèmes et les applications utilisés dans l’entreprise sous la direction d’un chef de projet. Dans un premier temps, il analyse donc les besoins de l’entreprise. Pour cela, il doit bien comprendre les besoins des futurs utilisateurs du programme, toutes leurs obligations et toutes leurs contraintes. C’est un métier très riche, puisqu’un analyste-programmeur peut être amené à travailler sur des projets très différents les uns des autres."

Genre de chose que jamais j'aurais voulu faire dans ma vie. Semble trop compliqué pour rien. La preuve que je parlais sans savoir à ce sujet, quand j'avais 12-13 ans.

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