mercredi 11 juillet 2007

Sans titre, disons.

Il ouvrit la porte dans un grincement aigu inhabituel
Dès qu’il posa le pied dans la chambre, un parfum de meurtre envahie son cerveau
La fenêtre grande ouverte battant l'air, c’est alors qu’il la vit
Sa femme, sa déesse pour la vie, baignant dans son sang
Un vent de noirceur emplit son cœur, ses tripes, voilant sa vue
Il ne pouvait plus penser, incapable de respirer, de crier
Son regard fixé sur elle, son corps faiblit alors, ses jambes l’abandonnèrent
Il tomba sauvagement sans toutefois en ressentir les coups
Parce qu’il souffrait déjà comme il n’avait jamais souffert dans sa vie
Il venait de perdre une partie de lui, qu’on lui avait arrachée froidement
Sans absolution, son propre cœur hurlait de souffrance

Il ne versa aucune larme, la force l’avait abandonné au moment où ses yeux l’avait vue
Il la regarda simplement, impuissant, l’esprit meurtrit, jusqu'au point même d'en vomir
C’est alors qu’il s’étendit sur le plancher, posant sa tête au creux d’une épaule froide
L’épaule de sa femme, sa déesse pour la vie, qui avait dès lors perdu toute sa chaleur habituelle.

J'avais rien à faire.

.. . ..... .. ... .. . .. .
© The BearWa|keuse

4 commentaires:

Une Marie a dit...

J'aime, j'aime.

The BearWa|keuse a dit...

►►►Marie: Merchi, merchi!

Francis a dit...

Ok c'est très beau... mais... tu me fais un peu peur chérie ;)

The BearWa|keuse a dit...

►►►Francis: Mais non, ce n'est qu'un ramassis de mots, ya pas à avoir peur honey!